Retour sur le parcours de Bastien, en service civique à AEDH

 

Bastien

Bastien a effectué une mission de service civique durant 6 mois au sein d'Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme. Il nous raconte son parcours.

Bonjour Bastien. Est-ce que tu peux te présenter en quelques lignes ?

J’ai 25 ans et j’ai commencé un service civique de 6 mois à AEDH en janvier, peu de temps après mon stage de fin d’études à la Fondation Handicap International sur un poste d’analyste éthique et politique. Je suis un ancien du master Politiques et Pratiques des Organisations Internationales de Sciences Po Grenoble, une formation universitaire généraliste dédiée à l’aide humanitaire et au développement international. Par ailleurs, je suis engagé dans le monde associatif et humanitaire depuis plusieurs années, notamment auprès d’Humacoop, un organisme de formation grenoblois qui organise tous les ans les Etats-Généraux de l’Humanitaire.

Pourquoi avoir effectué une mission de service civique au sein d'AEDH?

Je souhaitais m’impliquer dans la promotion des droits humains et leur plaidoyer en contribuant autant à l’action qu’à l’analyse des violations commises. En travaillant sur la collecte de données de terrain et leur synthèse, tout en organisant des interventions orales au Conseil des Droits de l’Homme à Genève, j’ai pu réaliser pleinement mes objectifs d’apprentissage et d’engagement. Participer à la promotion des droits humains aura été un projet porteur de sens et formateur.

Quel a été ton rôle au sein de l’association ?

J'ai appuyé Joël Phalip, le chargé du projet DEFI, dans son travail. Le projet DEFI consiste à accompagner près de 25 ONG en Afrique Centrale sur plusieurs années pour accroître leur capacité et leur autonomie d’action. Il vise à promouvoir des initiatives variées de défense des droits humains. En y étant associé, j’ai eu l’opportunité de soutenir des tâches multiples, telle que la définition de stratégies de plaidoyer international, la gestion de projet et le suivi budgétaire des organisations concernées ainsi que la collecte d’informations de terrain. Cette mission polyvalente m’a permis d’acquérir des bases solides que je pourrai valoriser dans un futur poste.

Peux-tu nous parler d’un événement, d’un cas qui t’a marqué au sein de ta mission ?

J’ai organisé une visite d’échange d’associations partenaires en France : Lyon et Annemasse. Il s’agissait d'inviter une ONG de chacun de nos pays d’intervention (le Burundi, le Cameroun, le Congo, la République Démocratique du Congo et le Gabon) afin qu’elles puissent échanger, durant une semaine, sur leurs projets, confronter leurs expériences d’accompagnement et discuter de leurs points de vue sur l’évolution de la situation des droits humains. Le public pourra rencontrer ces 5 acteurs lors d’événements ouverts à tous en octobre prochain. J’ai trouvé ce projet très stimulant et valorisant !

Quels conseils souhaiterais-tu donner à celles et ceux qui souhaitent s’engager dans ce domaine ?

Je conseille à tous ceux qui souhaitent travailler dans la solidarité internationale, quel que soit le domaine (humanitaire, développement international, etc.) de s’impliquer dans les associations de leur région. Il en existe beaucoup plus qu’on ne le croit au sortir du lycée et c’est par leur intermédiaire que l’on découvre le mieux ce que s’engager signifie. S’agissant en particulier des droits humains, je conseillerais aux jeunes désireux de poursuivre cette voie, de se former au droit : international mais aussi commun. En effet, la grande majorité des violations commises concernent des délits ou des crimes sanctionnés par le code pénal (et non la Cour Pénale Internationale). Une licence en droit est donc un sérieux atout à considérer.

 

 

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