Notre Fonds d'urgence

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Depuis 1999, AEDH a mis en place un Fonds d’urgence pour les défenseurs des droits de l’Homme en danger.

Ce dispositif est spécialement dédié à la protection des défenseurs eux-mêmes et permet de répondre rapidement et efficacement à leurs appels à l’aide lorsqu’ils sont menacés ou persécutés.

 

Jairo Mendez, ancien syndicaliste Colombien, est arrivé en France avec le soutien du Fonds d’urgence en 2011. Aujourd’hui installé à Lyon, il est bénévole et adhérent d’AEDH. Il nous parle de son parcours et de son engagement pour la défense des droits des travailleurs Colombien :

 

Modes d'intervention

Ses modes d’intervention varient en fonction du contexte local, du degré de danger encouru, et des demandes exprimées par les personnes concernées.

Ils peuvent consister en :

  • une aide au départ pour des militants menacés d’arrestation arbitraire, d’enlèvement ou d’assassinat, qui n’ont d’autre possibilité que de quitter rapidement leur pays ou leur région d’origine ;
  • une aide sociale et d’une aide à la réinstallation dans le pays ou la région d’accueil pour des militants ayant réussi à fuir la zone de danger ;
  • une assistance juridique notamment en cas d’arrestation arbitraire ou de poursuites judiciaires infondées ;
  • une prise en charge de soins médicaux en cas de violences, de mauvais traitements ou de torture ;
  • une intervention de plaidoyer auprès des autorités à l’origine de la menace afin que la sécurité du défenseur soit garantie.

Les rapports annuels du Fonds d'urgence sont consultables en ligne.

Pour mieux comprendre le fonctionnement du Fonds d'urgence, une infographie est disponible :

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Exemple de défenseur soutenu

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Nermie Lapatis appartient à la tribu Matigsalug, population autochtone de l’île de Mindanao.Elle est engagée au sein de l’association Kasama-Bukidnon qui défend les droits des petits paysans, notamment contre les grandes compagnies minières.

Le 5 février 2014, elle se rendait en voiture à une réunion dans une communauté paysanne, en compagnie du président de son association, Julieto Lauron. Le véhicule a été attaqué par des hommes armés à moto qui ont tué Julieto et blessé grièvement Nermie. Les assassins ont pris la fuite. Cette agression s’inscrit dans une longue liste de meurtres de militants luttant pour la reconnaissance des droits des paysans et des communautés aborigènes aux Philippines.

Le Fonds d’urgence est intervenu pour prendre en charge les frais médicaux de Nermie et lui a octroyé une aide de subsistance de trois mois pour permettre sa relocalisation temporaire avec sa famille dans une province voisine. Aujourd’hui rétablie, elle a retrouvé ses fonctions au sein de son association et prend une part active à une campagne de plaidoyer contre les attaques dont font l’objet les défenseurs des droits humains dans la région. Un livre et un documentaire, incluant le témoignage de Nermie Lapatis, ont été réalisés sur le sujet.