La lutte pour les droits des femmes en Afrique Centrale passe par le renforcement de leur leadership

Fortes discriminations et violences continuent à affliger la vie de femmes en Afrique Centrale. Au Cameroun les femmes demeurent en position d’infériorité sur le plan économique, notamment parce qu’elles travaillent dans les secteurs de l’agriculture et des services domestiques. Le manque de centres d’accueil pour les femmes victimes de discriminations et les besoins en accompagnement juridique sont criants.

Une situation similaire à celle de la République du Congo où les actions en justice des femmes sont rares en raison de la stigmatisation des victimes, du manque d’information dont elles disposent sur leurs droits, ainsi que des coûts de procédure. Les femmes indigentes ou issues des minorités sont d’autant plus vulnérables.

Tout cela se passe malgré le fait que ces pays aient ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) des Nations Unies.

Pour réduire les discriminations et promouvoir les droits des femmes, AEDH a décidé d’apporter son soutien à deux associations féminines au Congo et au Cameroun : l’organisation syndicale USC et le Women’s Counselling and Information Center (WCIC).

Elles constituent des espaces démocratiques de revendication des droits fondamentaux, elles sensibilisent les sociétés civiles locales afin d’effacer les stéréotypes liés au genre et elles aident d’un point de vue juridique et social les femmes les plus vulnérables.

« Renforcer le leadership féminin pour combattre les discriminations contre les femmes en Afrique Centrale » est un programme ambitieux, d’une durée de deux ans, qui vise d’un côté à consolider les capacités de ces organisations et rendre leurs actions pérennes et de l’autre côté sollicite les Etats concernés à appliquer les normes régionales et internationales relatives aux droits des femmes.

L’organisation syndicale congolaise USC se focalise notamment sur la défense des droits des femmes qui travaillent comme domestiques dans les familles à revenus moyens ou supérieurs et qui subissent de nombreux types d’abus : exploitation économique, travail non déclaré voire non rémunéré, absence de protection sociale, violences physiques et sexuelles.

Au Cameroun le Women’s Counselling and Information Center (WCIC) fournit un accompagnement juridique aux femmes. Les avocates bénévoles plaident pour la modification des textes de loi discriminatoires envers les femmes. L’association est à l’origine de la création du réseau national des organisations féminines camerounaises pour la promotion et la protection des droits des femmes.

AEDH les soutiendra en mettant à leur disposition des formations en assistance juridique et monitoring des violations des droits, en déployant une stratégie de plaidoyer auprès des autorités publiques, en favorisant les échanges entre les deux associations afin de faire émerger des femmes leaders. Ces dernières seront accompagnées dans le travail d’animation de ce réseau régional.

Le projet fournit aussi une assistance juridique et sociale aux femmes victimes de violations des droits fondamentaux et forme des acteurs-clés de la communauté, y compris les hommes, sur les discriminations basées sur le genre.

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