Répression accrue de l’opposition politique au Congo

 

ConseilDH

Le procès de l’ex-candidat à l’élection présidentielle de 2016 en République du Congo, le général Jean-Marie Michel Mokoko, s’est ouvert le 7 mai à Brazzaville. Le général Mokoko, arrêté en 2016 et accusé d’ « atteinte à la sûreté de l’Etat », a été condamné à 20 ans de prison à l’issue de quatre jours de procès. André Okombi Salissa, un autre ex-candidat à la présidentielle de 2016, sera jugé pour les mêmes motifs que le général Mokoko. Quant au général Norbert Dabira, ce dernier avait été arrêté pour tentative de coup d’Etat en janvier 2018.

L’augmentation du nombre d’emprisonnements des opposants politiques et des arrestations arbitraires en République du Congo démontre la détérioration des droits de l’Homme dans ce pays d’Afrique centrale.

Grâce à sa participation à l’Examen Périodique Universel (EPU), l’OCDH pourra dénoncer devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies la répression des opposants politiques. En effet, le Congo sera examiné lors de la 31ème session de l’EPU, qui se tiendra à Genève en novembre prochain. Trézor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH, y représentera son organisation avec l’objectif d’interpeller la communauté internationale sur les violations des droits de l’Homme en République du Congo.

L’organisation congolaise a déjà transmis au Conseil des Droits de l’Homme un rapport alarmant sur la situation des droits humains. Ce rapport dénonce le recours habituel des autorités à la torture, ainsi que la détention arbitraire des prisonniers politiques et des syndicalistes étudiants. Il dénonce également la situation préoccupante du département du Pool dans lequel se multiplient les opérations militaires contre les populations civiles. Cette guerre oppose l’armée gouvernementale et les miliciens défendant le Pasteur Ntumi, ancien chef rebelle congolais. Malgré l’accord de cessez-le-feu signé en décembre 2017, celui-ci ne prévoit pas de punir les responsables de ces crimes de guerre et contre l’humanité. L’OCDH demande l’instauration d’une commission d’enquête internationale pour que les responsabilités soient définies et les dommages aux victimes réparés.

 Elise Grieu

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