Formation en suivi et évaluation de projet au CIEDEL

 

ciedel

Le Centre International d’Études pour le Développement Local - CIEDEL, centre de formation universitaire et professionnel lyonnais, et sa directrice Catherine Delhaye, ont accueilli les partenaires d’AEDH le jeudi 30 novembre pour une journée de formation et de renforcement de capacités sur le thème du suivi et l'évaluation de projet.

Les cinq défenseurs des droits de l’Homme qui ont participé à cette formation exprimaient un réel besoin de faire le point sur des notions essentielles pour "vérifier si tout va bien pendant que le projet suit son cours" selon Vicar Batundi, ainsi que pour "se rendre compte des résultats" selon Mathieu Sake de l'ACPDH. En effet, l’évaluation est nécessaire pour "se rendre compte" autant que pour "rendre compte". Souvent externalisée, la pratique de l’évaluation concerne l’ensemble des cadres et dirigeants des organisations locales qui assurent le suivi des projets de terrain. Au cours de la journée, l’accent a ainsi été porté sur l’importance du suivi et de l’évaluation, comme outil d’amélioration des projets au fil du temps mais aussi comme moyen de valorisation des actions auprès des différents partenaires techniques, financiers et institutionnels. Alors que la culture de l’évaluation est récente au sein des organisations de défense des droits, les notions de "résultats", "effets" et "impact" pouvaient se révéler abstraite pour nos partenaires ravis d’avoir pu aborder ces sujets. 

"Le choix final des organisations partenaires peut être jugé très satisfaisant (...). Ces partenaires sont des organisations indépendantes, crédibles dans leur champ d’expertise et disposant d’équipes de militants engagés et déployés sur le terrain.

À la suite de la formation, une rencontre s’est déroulée avec les étudiants de la formation "expert en ingénierie du développement local". La discussion s’est engagée autour de la problématique des liens entre démocratie, État de droit et décentralisation. Comment rendre effective la décentralisation en RDC ? Comment rapprocher les gouvernés des gouvernants au Gabon ? Comment susciter un travail en commun entre société civile et collectivités locales pour amorcer un processus de démocratisation au Cameroun ? Comment défendre l’État de droit dans un pays en conflit comme le Burundi ? De nombreuses questions ont été soulevées durant cet échange. Une expression employée par l’un des étudiants pourrait résumer l’esprit de cette rencontre : "La décentralisation doit être un moteur de paix".

Anne-Claire Sorne

 

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