Fonds d'urgence : Défense d'un journaliste somalien

 Omar Faruk Osman est journaliste en Somalie, où il est également engagé dans le domaine syndical. A la fois Secrétaire général de la NUSOJ (l’Union nationale des journalistes somaliens) et de la FESTU (la Fédération des syndicats somaliens), il est bien connu pour ses positions critiques à l’égard des autorités somaliennes. Il fait régulièrement l’objet de menaces et de pressions.

Le 29 décembre 2015, Omar Faruk Osman a été la cible d’une tentative d’assassinat perpétrée par trois hommes armés, alors qu’il s’apprêtait à rejoindre le siège de la NUSOJ. Il n’a échappé à cet attentat que de justesse, grâce à l’intervention de ses gardes du corps.

Outre ces attaques directes, Omar Faruk Osman est soumis à un harcèlement constant exercé par les autorités judiciaires somaliennes depuis janvier 2015. Au mois d’avril 2016, les autorités somaliennes ont engagé des poursuites à son encontre, l’accusant de nuire à la réputation de l’Etat somalien auprès de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Toutes ces intimidations ont pour objet une lettre et des documents que le gouvernement somalien a reçus de l’OIT en février 2016, et qui l’exhorte à répondre des violations qu’il a commises à l’encontre du principe de liberté d’association. C’est notamment dans le cadre de ses activités de syndicaliste qu’Omar Faruk Osman a été pointé du doigt dans cette affaire.

Le Fonds d’urgence d’AEDH a contribué à la prise en charge des frais judiciaires et de défense d’Omar Faruk Osman dans le cadre des procédures ouvertes contre lui.


Clément Boffard

Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn