Focus sur de nouvelles méthodes de travail

LogoDEFI Avec le projet DEFI, initié au mois de septembre 2014, AEDH se positionne désormais comme un acteur du renforcement de capacités des défenseurs des droits de l’Homme en Afrique centrale. De nouvelles méthodes et des outils ont été créés au service des défenseurs et de l’efficacité de leurs organisations.

Que faut-il entendre par renforcement de capacités ?

Le renforcement de capacités est un processus qui vise à accroître la performance d’une organisation et à lui permettre de s’adapter à un environnement de plus en plus évolutif et exigeant. C’est un enjeu essentiel pour des organisations de défense des droits humains émergentes ou de taille modeste, qui peuvent être fortement fragilisées lorsqu’elles doivent faire face à des chocs internes ou externes (problèmes de leadership, déstabilisation consécutive à des problèmes d’insécurité ou et de graves conflits politiques et sociaux, perte de financements). Renforcer les compétences d’une équipe, ajuster l’organisation du travail et faire évoluer des méthodes suppose pour chaque organisation d’être prête à s’interroger sur elle-même, à prendre le temps nécessaire pour réfléchir sur ses pratiques et à être ouverte au changement.

Comment AEDH parvient-il à impulser ce processus de changement et de professionnalisation ?

La première étape est celle de la lucidité et du regard sur soi-même. Chaque association inscrite dans le projet DEFI débute le processus en passant en revue ses actions, son organisation, ses méthodes de travail afin d’évaluer ses forces et faiblesses et les enjeux prioritaires pour son avenir. Afin d’accompagner les défenseurs dans cette étape, AEDH a créé le Guide d’autodiagnostic à l’usage des organisations de défense des droits de l’Homme, qui se présente sous la forme d’un questionnaire permettant de réaliser, pas à pas, l’état des lieux d’une association sur 10 thèmes clés tels que l’expertise en matière de défense des droits humains, les relations avec les médias, le plaidoyer ou encore la sécurité et la protection des défenseurs. Une fois le questionnaire complété, des entretiens avec l’équipe d’AEDH conduisent à analyser les résultats, sélectionner les thèmes prioritaires et les moyens les plus appropriés pour concrétiser les changements attendus. L’étape suivante est celle de la formalisation des objectifs et des actions dans ce que nous nommons un Plan de progression.

Quelles sont les solutions proposées par AEDH pour concrétiser le renforcement de capacités ?

Une palette de méthodes est mise à la disposition des associations inscrites dans le projet DEFI. Il s’agit d’abord de Boites à outils sur « la gestion comptable et financière » et le « monitoring des violations des droits humains ». Ce sont des outils concrets, accompagnés de fiches explicatives, proposés à chaque association pour garantir une bonne gestion des financements (Comment tenir un journal de caisse, établir les pièces comptables justificatives et suivre l’avancement du budget ?) et pour réaliser le travail de documentation des violations des droits humains (Comment établir une base de données des violations des droits ? Comment réaliser une interview des victimes ?). La formation des défenseurs est un autre levier utilisé, lorsqu’il s’agit de renforcer les compétences d’une équipe, par exemple en matière de stratégie ou d’accompagnement juridique et judiciaire des victimes. L’accompagnement individualisé proposé par les chargés de projets d’AEDH est aussi indispensable car les organisations ont besoin d’être conseillées sur des aspects techniques liés à la gestion de projets et à la recherche de financements. Enfin, des échanges d’expérience sont mis en œuvre pour permettre aux défenseurs de partager entre pairs leurs bonnes pratiques.

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