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COMMUNIQUÉ: Au Nord Kivu, sept militants de la Lutte pour le Changement (LUCHA) accusés à tort d’outrage envers l’emblème national

A Lyon et Goma, le 2 juin 2020

COMMUNIQUÉ:

Nord Kivu : Sept militants de la Lutte pour le Changement (LUCHA) accusés à tort d’outrage envers l’emblème national : AEDH et la Synergie UKingo Wetu (SUWE) déplorent leur arrestation arbitraire, les conditions inhumaines de leur détention et demandent leur remise en liberté immédiate !



Le 21 mai 2020, Fréderic-Marcus Kambale (« Freddy »), militant de la LUCHA, a été tué par balle par un policier alors qu’il participait à une manifestation pacifique à Beni dans la Province du Nord du Kivu.

Rappelons que la LUCHA RDC est un mouvement citoyen, non-violent, non-partisan qui plaide pour la justice sociale par le biais des campagnes encourageant les citoyens à lutter pour le respect des droits humains.

Le 26 mai 2020, jour de l’enterrement de Freddy, toutes les sections de la LUCHA ont souhaité rendre hommage à leur compagnon. A Rutshuru, un groupe de sept militants s’est rendu devant le bureau de la police locale afin lire un mémorandum dénonçant les attaques auxquels ils font face. Pour rendre honneur à la mémoire de leur compagnon, ils ont porté un cercueil sur lequel était posé le drapeau de la R.D.C.

Avant même qu’ils ne puissent lire leur « mémo », les militants ont été interpelés par la police et placés au cachot.

Les autorités leur reprochent d’avoir outragé l’emblème national de la RDC, alors même qu’ils n’ont fait qu’honorer la mémoire de leur compagnon en drapant symboliquement son cercueil des couleurs de son pays, la RDC.

Après trois jours au cachot, les sept militants ont été remis en liberté sur décision du parquet de Rutshuru. Certains sont toujours dans un état de santé critique du fait des conditions inhumaines de leur détention.

AEDH et la SUWE condamnent fermement ces arrestations arbitraires et exhortent les autorités policières congolaises de revenir à la raison : le drapeau de la RDC qui a été posé sur le cercueil symbolique de Freddy n’est pas un outrage à l’emblème national mais un signe d’honneur pour ce militant et d’espoir de son Pays, la RDC.

Préoccupés par la détérioration de la situation des acteurs de la Société civile et/ou des défenseurs des droits humains en RDC et particulièrement dans la Province du Nord-Kivu, AEDH et SUWE recommandent aux Autorités congolaises, à tous niveaux :

  • D’enjoindre aux agents des services de sécurité, les Administrateurs des territoires, les maires des villes et tous les détenteurs d’obligation, à veiller au respect des libertés publiques en mettant fin aux arrestations arbitraires et à l’usage d’armes létales lors des manifestations pacifiques ;
  • De poursuivre en justice les auteurs du meurtre de Fréderic-Marcus Kambale à Beni pour des sanctions exemplaires afin de décourager cette pratique qui a élit domicile dans l’esprit des éléments de la Police ;
  • De respecter et faire respecter l’édit no 001/2019 du 30 Novembre 2019 portant protection des défenseurs des droits humains en Province du Nord-Kivu ainsi que les instruments juridiques internationaux, les recommandations issues de l’Examen périodique universel et les lignes directrices garantissant la protection des défenseurs des droits humains.



Contacts presse :


Vicar BATUNDI HANGI, pour la SUWE
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Bruno VINAY, pour Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Covid-19 : rendez publique la liste des 365 détenus libérés en République du Congo !

Dans un communiqué conjoint daté du 9 avril 2020, l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) et Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (AEDH), exhortaient les Autorités congolaises à désengorger les prisons et à libérer les détenus politiques suite à la pandémie de Covid-19 afin d’éviter une hécatombe dans les établissements pénitentiaires du Congo.


Un mois après notre Appel, le 7 mai 2020, lors de l’interview exclusive du Président de la République du Congo, son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, sur France 24 et Radio France Internationale, nos organisations ont appris, à la suite de la pandémie de Covid-19, la libération de « 365 prisonniers condamnés pour des délits mineurs et d’autres parce qu’ils avaient déjà purgés la plus importante partie de leurs peines… pour désengorger les prisons… ». Le lendemain, le 8 mai 2020, à la télévision nationale, Télé-Congo, il a été précisé que sur « les 365 détenus libérés, 276 viennent de la prison de Brazzaville et 89 de la prison de Pointe-Noire. Ces libérations ne concernent que les prévenus en attente de jugement ayant dépassé le délai de détention préventive et ceux en attente de jugement, retenus pour des infractions mineures ». Si nos organisations se réjouissent de cette décision, elles s’interrogent néanmoins sur les raisons du maintien en détention de plusieurs détenus en situation de dépassement de délai de détention préventive sans jugement à l’instar des quatre détenus d’opinion Parfait Mabiala, Franck Donald Saboukoulou, Guil Miangue Ossebi et Meldry Rolf Dissavoulou, en détention à Brazzaville.


L’OCDH et AEDH relèvent le manque de concordance dans la communication autour de cette information et le fait qu’à ce jour il n’existait aucune communication officielle avec des données détaillées et désagrégées de cette action de la part du Gouvernement congolais, ce qui les interroge sur la portée de l’information du Président de la République. Par ailleurs, la libération de 365 détenus repartis entre les prisons de Brazzaville et de Pointe-Noire représente peu au regard de la surpopulation carcérale présente dans les deux établissements pénitentiaires.


De même, cette annonce de libération de 365 détenus ne peut en aucun cas justifier le refus de libérer les deux opposants politiques les plus emblématiques, le Général Jean Marie Michel Mokoko et le Député André Okombi Salissa qui bénéficient déjà d’avis favorables des Nations unies pour leur libération.
Pour clarifier la situation, nos organisations demandent aux Autorités congolaises de rendre publique la liste des 365 détenus libérés. Elles réitèrent également leur demande de libérer plus de détenus ainsi que les prisonniers politiques. Enfin, nos organisations encouragent la Communauté internationale à appuyer cette initiative.

Fait à Brazzaville-Lyon, le 9 mai 2020.



Contacts Presse :


Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH)
Trésor NZILA, Directeur exécutif
32 avenue des Trois Martyrs-Moungali – Brazzaville – République du Congo
Tél. : +242 05 533 07 63 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">
Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme (AEDH)
Philippe MORIÉ, Délégué général
16 Avenue Berthelot - 69007 Lyon – France
Tél. : +33 4 37 37 10 11 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Acquittement des 11 membres de la Coopérative des Creuseurs Artisanaux de Bisie

Le 17 Avril 2020

"Acquittement des 11 membres de la Coopérative des Creuseurs Artisanaux de Bisie en Territoire de Walikale (Province du Nord-Kivu de la République Démocratique du Congo) !"

Le 15 avril 2020, le Tribunal de Grande Instance de Goma a prononcé l’acquittement des « 11 creuseurs » membres de la Coopérative des Creuseurs Artisanaux de Bisie (COCABI) de Walikale et ordonné leur remise en liberté immédiate.

AEDH, ASF Belgique, ASF France et Protection International se réjouissent de cette libération qui n’aurait sans doute pas été possible sans la mobilisation exceptionnelle des organisations de la Société civile congolaise.

Pour mémoire, ces 11 « creuseurs », dont deux femmes, ont été arrêtés le 9 janvier 2020 de manière très violente après s’être rendus quelques jours auparavant sur le site minier de Bisie pour revendiquer leurs droits et résoudre le conflit qui les oppose à la Société Alpha Bisie Mining (ABM). Ils avaient alors été brutalement arrêtés à la demande de cette société minière qui exploite ce site de ressources naturelles dans des conditions qui sont critiquées

Ils ont ensuite été accusés de « Provocations, manquements envers l’autorité de l’Etat et association de malfaiteurs » et écroués à la prison centrale de Goma où ils sont restés 99 jours dans des conditions dégradantes et inhumaines.

Cet acquittement démontre à suffisance que les accusations qui ont été portées à l’encontre des creuseurs ont été montées de toutes pièces et qu’il est temps de mettre fin au harcèlement dont sont victimes ceux qui osent revendiquer leurs droits à travailler dignement.

Cet acquittement est enfin l’occasion de rappeler que le conflit minier qui oppose la société ABM et les creuseurs artisanaux mérite d'être résolu à travers un dialogue franc entre les parties, en impliquant toutes les autres parties prenantes afin de trouver une solution durable et rétablir la paix dans la zone minière de Walikale.

Nous encourageons les autorités congolaises à trouver une solution durable à cette fin.

Nous saluons enfin le travail effectué par nos partenaires sur le terrain qui se sont mobilisés pour organiser la défense de ces 11 syndicalistes et obtenir leur acquittement.


Signataires :

- Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme
- Avocats Sans Frontières France
- Avocats Sans Frontières Belgique
- Protection International



Contacts presse :


Vicar Batundi Hangi
Point focal de la SUWE (Synergie Ukingo Wetu) et Coordinateur de l'ONG congolaise Foyer de Développement pour l’Autopromotion des Pygmées et Indigènes Défavorisés
Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">
Philippe Morié
Délégué Général d’Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

COVID-19 : Face à la pandémie, l'équipe d'Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme reste mobilisée !

Parce que le Covid-19 n'arrête pas les violations des droits humains, toute l'équipe d'Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme reste mobilisée pendant le confinement. Nous poursuivons les activités aux cotés de nos partenaires.

Nous avons adapté notre dispositif opérationnel. Nous avons pris les mesures nécessaires permettant le travail à distance de l'équipe. De fait, nous sommes pleinement mobilisés pour assurer la poursuite de l'exécution des projets. Vos interlocuteurs habituels restent disponibles à distance.

En cette période difficile, où les circonstances actuelles nous invitent à penser aux autres, à partager, à être solidaires, nous avons plus que jamais besoin des uns et des autres.

Prenez bien soin de vous et de vos proches.  #RestezChezVous

 

Philippe Morié

Délégué général d'Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme